En juin 2023, des incendies de forêt au Québec ont entraîné, aux États-Unis, plus de 75 millions de personnes à être exposées à une qualité de l’air jugée malsaine ou dangereuse. Le monde a suivi avec inquiétude alors que le Canada faisait face à l’une de ses pires saisons d’incendies jamais enregistrées, avec des centaines de feux de forêt à travers le pays. Plusieurs villes canadiennes ont enregistré des indices de qualité de l’air (IQA) malsains, dépassant 400 sur la côte Est, un niveau considéré comme dangereux. Les résidents ont alors été invités à rester à l’intérieur avec la climatisation en marche ou, dans certaines régions, à évacuer. Bien que cette situation puisse sembler éloignée du fonctionnement quotidien des bâtiments, elle met en évidence l’importance de prendre en compte la qualité de l’air extérieur dans l’exploitation des immeubles, particulièrement lors des saisons intermédiaires où l’on cherche à tirer parti des températures extérieures modérées pour le chauffage ou le refroidissement des espaces intérieurs..
La mesure de la qualité de l'air
Pour vraiment apprécier l'importance de surveiller et de contrôler la qualité de l'air extérieur, nous devons d'abord comprendre comment la qualité de l'air est mesurée et pourquoi elle est essentielle pour les espaces de laboratoire. La qualité de l'air est évaluée à l'aide de l'Indice de Qualité de l'Air (IQA), un indice standardisé qui quantifie les niveaux de pollution de l'air sur une échelle de 0 à 500. L'AQI prend en compte divers polluants tels que les particules en suspension (PM2.5 et PM10), l'ozone au niveau du sol, le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d'azote (NO2) et le monoxyde de carbone (CO).
Dans les environnements de laboratoire, le maintien d'une haute qualité de l'air intérieur est primordial, car cela impacte directement la santé et la sécurité des occupants ainsi que l'intégrité des expériences et de la recherche. Les laboratoires abritent souvent des équipements sensibles, des produits chimiques et des matériaux biologiques qui peuvent être affectés négativement par une mauvaise qualité de l'air. C'est pourquoi il est vital de s'assurer que des systèmes de filtration et de ventilation appropriés sont en place.
L'histoire d'une décision sage
Prenons l’exemple de l’un de nos clients qui, après avoir été accompagné par notre équipe, a dû prendre une décision importante lors des incendies de forêt de juin 2023.
Ce client exploitait une installation de recherche de pointe dans une région touchée et avait toujours accordé une grande importance à la qualité de l’air intérieur.
Alors que les incendies de forêt faisaient rage et que l'indice de qualité de l'air atteignait des niveaux dangereux, notre client était confronté à un dilemme. Ils se trouvaient au milieu de la fin de la saison intermédiaire, lorsque les températures extérieures étaient modérées et idéales pour le chauffage et le refroidissement gratuits. Cependant, les laboratoires ne peuvent pas utiliser l'air recyclé en raison de la nature de leur travail. Malgré cette limitation, le client, armé de données en temps réel indiquant une mauvaise qualité de l'air, a pris des mesures proactives pour atténuer les effets.
La décision a été validée davantage en mesurant le nombre de particules à l'intérieur du bâtiment, confirmant qu'il avait atteint un niveau qui nuirait aux opérations. Ces données en temps réel ont été essentielles pour démontrer l'urgence de la situation au client. Les mesures du nombre de particules fournissent une compréhension granulaire de la qualité de l'air intérieur, permettant des ajustements précis aux systèmes de filtration et de ventilation pour maintenir un environnement sûr tant pour le personnel que pour les expériences.
De plus, après une consultation et une évaluation minutieuses, nos experts ont conseillé au client de fermer temporairement leurs prises d'air extérieur là où cela était possible et de s'appuyer sur l'air intérieur recyclé lorsque cela était possible. Dans les zones où il n'était pas possible de fermer les prises d'air extérieur, ils ont augmenté la filtration. Bien que cela signifie renoncer à l'opportunité de chauffage et de refroidissement gratuits, c'était une étape nécessaire pour protéger les occupants du laboratoire, les expériences et l'équipement.
L'importance de l'adaptabilité
Ce scénario réel met en évidence l’importance de l’adaptabilité en matière de contrôle de l’air en laboratoire. Bien qu’il soit judicieux de profiter des températures douces des saisons intermédiaires pour améliorer l’efficacité énergétique, cela ne doit jamais se faire au détriment de la qualité de l’air intérieur. La décision de notre client de privilégier la sécurité plutôt que les économies d’énergie pendant la crise des incendies de forêt, appuyée par des mesures précises des particules en suspension, a permis de préserver l’intégrité de son laboratoire et, surtout, la santé et le bien-être des personnes qui y travaillent.
En conclusion, la qualité de l’air extérieur durant les saisons intermédiaires ne doit jamais être sous-estimée dans la gestion des systèmes de contrôle de l’air en laboratoire.
L’épisode des incendies de forêt au Québec en 2023 rappelle à quel point la qualité de l’air peut se détériorer rapidement, et pourquoi des mesures proactives — comme la fermeture des prises d’air extérieur lorsque nécessaire et l’utilisation de données en temps réel, notamment les niveaux de particules — sont essentielles pour protéger les espaces de laboratoire, leurs occupants et les activités de recherche. En tant qu’entreprise spécialisée dans les contrôles de l’air en laboratoire, nous demeurons engagés à accompagner nos clients dans l’équilibre délicat entre efficacité énergétique et qualité de l’air intérieur, afin d’assurer des environnements de laboratoire sécuritaires et performants tout au long de l’année.